Atelier de formation à l’utilisation des TIC en Lettres et SH


Dans le cadre des activités du FABLAB de Yaoundé, la FALSH de l’Université de Yaoundé I a organisé en collaboration avec l’AFELSH,  ces 19 et 20 décembre, un atelier de formation à l’utilisation des TIC en Lettres et Sciences Humaines. Les travaux, présidés par le Doyen de la FALSH, le Professeur Lucien Ayissi, ont eu lieu sur le Campus Numérique Francophone de Ngoa-Ekellé.

Les experts de l’AFELSH, sous la conduite du Président, le Professeur Louis Gerrekens (Université de Liège), étaient les professeurs Marie-France Andeme (Université Omar Bongo de Libreville), Jean-Paul Biruru (Université de Lubumbashi) et Heinz Bouillon (Université catholique de Louvain). La coordination générale était assurée par le professeur Louis-Martin Onguéné-Essono, doyen honoraire de la FALSH et secrétaire général de l’AFELSH. Les travaux étaient placés dans la ligne d’autres travaux proposés par le CODFRACEGL (Collège doctoral francophone de l’Afrique Centrale et des Grands Lacs) comme l’a expliqué le professeur M-F. Andeme.

La première journée était consacrée aux exposés des enseignants sur les humanités numériques à l’Université et les TIC dans les disciplines littéraires. Après un exposé introductif sur le numérique éducatif à l’université de Yaoundé 1 (L-M Onguéné Essono), des  questions essentielles furent abordées pour les formations à distance qui conduisent à de nouveaux métiers (N. Messina Ethé). Le tutorat en e-learning fut abordé dans tous ses aspects opérationnels (Frida Longo). Dans la dernière partie de la journée, consacrée aux méthodes d’enseignement qui se servent des TIC, les matières de français qui font l’objet de cette approche nouvelle ont été analysées (Christine Bandolo) en présentant des logiciels performants élaborés par une équipe de chercheurs locaux. L’enseignement de la géographie fut abordé sous l’angle des apports des TIC (Mesmin Tchindjang), donnant des perspectives tout à fait novatrices. Les échanges ont été fructueux et extrêmement riches entre orateurs et public.

La deuxième journée fut consacrée à la présentation de travaux d’étudiants, de doctorants ou docteurs dans le champ de la mise en œuvre des humanités numériques. Tous les travaux – une dizaine en tout – alliaient une démarche de recherche ou de production avec les techniques nouvelles d’information et de communication. Après une présentation de quinze minutes, chaque exposé était soumis à la critique de l’assistance et à des propositions d’amélioration, de réalisation concrète, etc. En fin de journée, les travaux ont fait l’objet d’une classification et le meilleur travail, aux yeux du jury, était celui de la doctorante Paule Raïssa Aboudi : Enseigner vocabulaire et orthographe par les TIC.

Tous les travaux présentés étaient d’une très grande qualité scientifique ; ils montraient que l’utilisation des TIC a été parfaitement intégrée dans les travaux de recherche en cours à la FALSH. Dans bien des travaux, les applications des TIC sont susceptibles d’améliorer considérablement l’employabilité des étudiants qui les maitrisent tout en garantissant une qualité scientifique des démarches de recherche. Les intervenants n’ont cependant nullement cherché à occulter les difficultés concrètes auxquels ils se heurtent dans leur démarche : problèmes pour obtenir les financements adéquats, difficultés liées au réseau non totalement fiable, etc.

En conclusion, l’atelier proposé fut perçu par les participants comme un grand succès. Avec le souhait partagé par tous que ce genre d’activité soit répété, au Cameroun ou ailleurs, et qu’il ouvre de nouvelles perspectives auprès de bailleurs de fonds potentiels.

Louis Gerrekens et Heinz Bouillon

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